Cinq anciennes chapelles,
un voyage spirituel
entre nature et histoire

La Paroisse de Saint-Ours, à Cogne, vous invite à vous embarquer dans un magnifique voyage culturel et spirituel. En partant de l’église paroissiale de Saint-Ours, vous pourrez découvrir cinq autres chapelles anciennes.

Un projet partagé

Le projet a débuté en 2022 avec la restauration de la chapelle de Saint-Bernard, à Tarabouque, qui n’était plus accessible. Grâce à une restauration avec des matériaux traditionnels, la chapelle est désormais de nouveau ouverte à la communauté ainsi qu’aux visiteurs. Depuis ce lieu, le regard embrasse la vallée de Grauson, avec la pente minière de Larsinaz, jusqu’à Lillaz et Valnontey, face aux sommets du Grand Paradis et de la Grivola.
En plus de la restauration de la chapelle, le projet a également permis la réhabilitation d’un ancien sentier panoramique à Gimillan, ainsi que la mise en valeur d’autres chapelles situées à Cogne, Moline, Montroz et Gimillan. C’est ainsi qu’est né l’itinéraire « TSAPELLE DE COGNE » : un parcours historique qui traverse des lieux de culte et des oratoires, grimpe les terrasses au-dessus de Montroz et atteint la chapelle de Tarabouque. Des panneaux sont installés dans chaque chapelle pour raconter les lieux et les histoires de la tradition locale.
La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce à l’engagement de la Paroisse de Cogne. Les coûts ont été pris en charge par la Paroisse, avec des financements issus du PNRR (Mission 1 – Numérisation, innovation, compétitivité et culture, Composante 3 – Culture 4.0 (M1C3), Mesure 2 « Régénération de petits sites culturels, patrimoine culturel, religieux et rural », Investissement 2.2 : « Protection et valorisation de l’architecture et du paysage rural » financé par l’Union européenne – NextGenerationEU), ainsi que par des contributions de la Région autonome Vallée d’Aoste et de la Commune de Cogne. Enfin, le projet a également permis la création du nouveau site internet de la Paroisse de Saint-Ours.

Un voyage spirituel entre nature et histoire

Découvrez les chapelles de Sonveulla, du Pont de la Tina, de Montroz et de Tarabouque.

Fondées entre le XVIᵉ et le XVIIᵉ siècle, restaurées aux XIXᵉ, XXᵉ et XXIᵉ siècles, elles témoignent la persévérance dans la foi des « cougnèn ». L’itinéraire, facile dans sa première partie jusqu’au Pont de la Tina, devient plus exigeant dans la seconde, avec un dénivelé de 300 mètres et quelques portions planes le long d’un parcours très panoramique.

Consultez la carte

Il est possible de consulter la carte de l’itinéraire directement sur le site en cliquant sur « voir la carte ». Toutefois, nous vous recommandons de la télécharger à l’avance sur votre appareil afin d’éviter tout problème de connexion.

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Paroisse de Saint-Ours

COGNE CAPOLUOGO / ALTITUDINE 1535 M. SLM

En partant de l’église paroissiale de Saint-Ours, vous pouvez découvrir d’anciennes chapelles en suivant les panneaux portant le logo « Tsapelle de Cogne ». Pour rejoindre la première chapelle de l’itinéraire, il faut traverser “Desot-Veulla”, la partie basse du village, et monter jusqu’à “Sonveulla”. En patois local, sonveulla signifie la partie haute du village.
Juste après, on passe devant la « Maison de l’Horloge », ancienne demeure de César-Emmanuel Grappein (1772 – 1855), maire de Cogne, grand intellectuel, médecin et figure clé dans la relance moderne de l’exploitation minière. C’est lui qui, en 1812, relança l’exploitation des mines de Liconi, en confiant les travaux – et les bénéfices – aux habitants du village.
Depuis cet endroit, on emprunte la Rue Linnea Borealis, qui doit son nom à un arbuste rare et protégé du Parc national du Grand Paradis.
Les Tsapelle que vous croiserez ont été fondées entre les XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, puis restaurées aux XIXᵉ, XXᵉ et XXIᵉ siècles. Elles témoignent de la persévérance dans la foi des cougnèn. L’itinéraire, facile dans sa première partie jusqu’au Pont de la Tina, devient plus exigeant par la suite, avec une montée de 300 mètres ponctuée de quelques portions plates, le long d’un parcours très panoramique.

Chapelle de Sonvilla

SONVILLA RUE DES CLEMENTINES / ALTITUDINE 1570 M. SLM

Dédiée à saint Antoine de Padoue (anciennement à sainte Marguerite)

Saint patron : 3 février, fête de saint Blaise

 

Comment s’y rendre

En poursuivant l’itinéraire depuis la chapelle de Sonvilla en direction du Pont de la Tina, on monte par la Rue des Clémentines (peut-être nommée d’après le prénom féminin autrefois très répandu à Cogne), en laissant sur la droite la Maison Gérard-Dayné, du nom de deux familles historiques du village. Cette ancienne maison rurale du XVIIᵉ siècle abrite aujourd’hui un intéressant musée ethnographique.
En suivant les panneaux portant le logo Tsapelle de Cogne, on descend à gauche en longeant les dernières maisons de Sonvilla, puis on emprunte un sentier boisé menant à la confluence des torrents Urtier et Grauson. C’est là que se trouve la chapelle Saint-Antoine, sur le chemin de la rue des Mines de Cogne, qui rejoint le sentier forestier menant à Champlong et Lillaz.
La chapelle se trouve près de la route communale et de deux ponts : un ancien pont en pierre du début du XVIIIᵉ siècle, réservé aux piétons, d’où l’on peut admirer le Mont Blanc, et un pont plus récent qui relie le centre de Cogne aux hameaux de Moline, Lillaz et jusqu’à Gimillan.

 

Chapelle de Sonvilla

Située en haut du village, blottie entre les maisons, la chapelle apparaît soudainement aux yeux du visiteur avec sa belle façade peinte. Elle possède des origines très anciennes : elle fut fondée en 1524 par le chanoine de la cathédrale Étienne Savin, originaire de Cogne, et dédiée à sainte Marguerite.
Dès le début du XVIIIᵉ siècle, les procès-verbaux des visites pastorales des évêques d’Aoste mentionnent son abandon. Pendant la Révolution française, les biens de la chapelle furent vendus. Au début du XIXᵉ siècle, elle était en ruine et l’évêque d’Aoste, Aubriot de la Palme, ordonna sa fermeture. La messe en l’honneur de sainte Marguerite, instaurée le 1er septembre 1833 par le Rév. Père Pierre-Christophe Guighardaz (ancien Cordelier), fut alors transférée à l’église paroissiale.
La chapelle fut entièrement reconstruite par Antoine Joseph Jeantet et bénie le 13 juin 1869. À cette occasion, elle fut dédiée à saint Antoine de Padoue, saint éponyme du fondateur, avec l’ajout de saint Joseph par l’évêque.
Le 3 février, on y célèbre saint Blaise, patron du hameau de Sonvilla.
Une restauration supplémentaire eut lieu en 1969.

 

Éléments artistiques

La façade est décorée en trompe-l’œil, représentant une structure architecturale avec deux colonnes soutenant des arcs suspendus néo-gothiques. En haut, dans un grand médaillon, figure l’image de la Pitié. 
Sur la partie inférieure, dans trois niches à cadres néo-gothiques, on trouve les représentations de : Saint Antoine de Padoue (au centre), Saint Ours (à droite), patron de la paroisse, Saint Grat (à gauche), patron du diocèse. À l’intérieur, l’autel du XIXᵉ siècle en bois peint et doré présente une peinture de saint Antoine avec l’Enfant Jésus.
La voûte du chœur est ornée de grands médaillons représentant saint Joseph au centre et des symboles eucharistiques sur les côtés.
Dans la voûte de l’abside, on trouve une représentation de la Sainte Trinité en forme de triangle avec l’inscription (mal orthographiée): « Je place toujours le Seigneur devant moi ».

ChapeLlE du Pont de la Tina

MOLINE PONTE DELLA TINA / ALTITUDINE 1542 M. SLM

Dédiée à saint Antoine de Padoue

Saint patron : 13 juin

 

Comment s’y rendre

Il vaut la peine de traverser le pont de la Tina, au-dessus du torrent Urtier, juste en aval de sa confluence avec le torrent Grauson, pour admirer l’ancienne structure en pierre et l’impétuosité du cours d’eau, qui a creusé dans la roche de curieuses cuvettes appelées «marmites de géants ». Le toponyme “pon de la teunna”, en patois, dérive précisément de ces formations naturelles en forme de « bols ». Depuis le pont, on peut profiter d’une vue extraordinarie sur le Mont-Blanc.
Construit en pierre en 1715, avec un grand arc en plein cintre, le pont repose sur deux blocs rocheux. Il est intéressant de rappeler que ce pont, tout comme le célèbre Pont d’Aël – aqueduc romain situé dans la commune d’Aymavilles – a résisté à la terrible crue de 1846, qui détruisit pas moins de 16 ponts dans toute la Vallée d’Aoste.
Après avoir franchi le pont, on poursuit l’itinéraire en direction du village des mineurs: en suivant les panneaux du logo Tsapelle de Cogne, on monte sur la crête en longeant d’abord le torrent Grauson (avec quelques marches), puis on suit les lacets de la route. Passé le Parc minier de la Vallée d’Aoste et le Centre d’exposition des Mines de Cogne, on atteint la route communale de Gimillan. Sur le mur du dernier virage, une pierre gravée commémore l’emplacement d’une chapelle du XIXᵉ siècle. Encore quelques centaines de mètres et l’on atteint la chapelle isolée de Montroz.

 

Chapelle du Pont de la Tina
Le 23 septembre 1617, Jean Pantaleon Guichardaz fit un legs en faveur de la chapelle de Moline pour la célébration de deux messes: l’une en l’honneur de saint Antoine de Padoue, l’autre pour la fête de la décollation de saint Jean-Baptiste, à qui il dédia également une procession lors de la fête de sa naissance. Elle fut d’abord appelée “chapelle des Guichardaz”, du nom de la famille qui en avait ordonné la construction.
Dans le procès-verbal de la visite pastorale de l’évêque d’Aoste en 1700, la chapelle est décrite comme bien construite et en attente de bénédiction, sans doute récemment rénovée. Mais à la fin du XIXᵉ siècle, elle était dans un état de grande dégradation et fut interdite au culte. Elle fut restaurée et bénie en 1926, grâce au financement de la Société Minière et de la paroisse. La dernière restauration date de 2012-2013 et a été achevée en 2014.

 

Éléments artistiques

L’intérieur abrite un précieux autel en bois daté de 1748, attribué aux sculpteurs Gilardi de Valsesia. Malheureusement, il a été fortement appauvri par des vols survenus en 1974-1975. À l’origine, l’autel était orné d’une multitude de statues, dont Saint Antoine de Padoue agenouillé devant l’Enfant Jésus (niche centrale) et Saint Jean l’Évangéliste et saint Jean-Baptiste. Sur le registre supérieur on trouvait la Vierge Marie, entourée de saint Pierre et saint André. Parmi ces statues, seule celle de saint André a été épargnée par les vols.

Chapelle DE Montroz

MONTROZ / ALTITUDINE 1675 M. SLM

Dédiée à Notre-Dame de Pitié

Fête patronale : le premier mercredi après Pâques

 

Comment s’y rendre
Depuis la chapelle de Notre-Dame de Pitié, on peut rejoindre la chapelle de saint Pantaléon à Gimillan en traversant le début du hameau de Montroz, puis en montant à gauche vers le village situé plus haut, le long d’un chemin panoramique. Ce sentier traverse des champs autrefois cultivés au seigle, du XIXᵉ siècle jusqu’au milieu du XXᵉ siècle.
Il faut ensuite traverser la route communale et prendre à gauche un sentier où se trouve un oratoire privé de la famille Jeantet. En arrivant à Gimillan, on entre dans le hameau en gardant la gauche, avec de superbes vues sur Valnontey.
Depuis Montroz, il est également possible de faire un détour pour visiter la mine de magnétite de Cogne, la plus importante de la Vallée d’Aoste. Pour y accéder, au premier virage signalé après la chapelle, prendre à droite une petite route menant à la maison rurale de Costa del Pino, dans le hameau du même nom. De là, un ancien chemin carrossable conduit aux mines, parmi les plus hautes d’Europe.

 

Chapelle de Montroz

La date de fondation de l’ancienne chapelle de Montroz est inconnue. En 1693, elle fut interdite et fermée au culte par l’évêque d’Aoste, en raison de son mauvais état et du manque de linge liturgique. Une nouvelle chapelle fut construite en 1711 au même emplacement, et l’acte de fondation fut rédigé le 5 avril 1712 par les habitants de Montroz et de Tarabouque. À cette occasion, il fut décidé que la fête patronale serait célébrée le mercredi après Pâques.
La chapelle a été restaurée au début du XXIᵉ siècle et inaugurée le 8 août 2009.

Une seconde chapelle, aujourd’hui disparue car démolie dans la première moitié du XXᵉ siècle, se trouvait un peu plus bas dans la vallée. Fondée le 3 avril 1821, sa fête tombait le 4 mai. Cette chapelle du XIXᵉ siècle fut dédiée au Saint-Suaire lors d’une cérémonie le 18 mai 1832. En mauvais état au début du XXᵉ siècle, elle aurait nécessité une restauration complète.
Une pierre gravée placée sur le mur de soutènement de l’ancienne route communale, au lieu-dit Les Bioles, indique l’emplacement de cette seconde chapelle et porte la date 1822.

 

Éléments artistiques

À l’intérieur de la chapelle de Notre-Dame de Pitié se trouve un autel en maçonnerie du XIXᵉ siècle, avec faux marbre et stucs polychromes. De part et d’autre de l’autel se dressent les statues de saint Grat et saint Joconde, patrons du diocèse d’Aoste.
Au centre, une toile représente Notre-Dame de Pitié entourée de saint Jean l’Évangéliste et de sainte Marie-Madeleine.
Le même thème figure sur une ancienne toile de l’autel d’origine, en bois sculpté à colonnes torsadées, encore conservé dans la chapelle et datant du premier quart du XVIIIᵉ siècle.
La nef de la chapelle abrite aussi une grande peinture d’un grand intérêt datée du XIXᵉ siècle, représentant le Saint Suaire, soutenu par la Vierge, Joseph d’Arimathie, Marie-Madeleine, saint Jean et Nicodème, avec un cadre richement orné.
Ce tableau provient de la chapelle des Bioles, aujourd’hui disparue.

ChapelLE DE Gimillan

GIMILLAN / ALTITUDINE 1787 M. SLM

Dédiée à saint Pantaléon

Fête patronale : 1er mai

 

Comment s’y rendre
Pour rejoindre la chapelle de saint Bernard dans le hameau de Tarabouque, il faut passer devant la chapelle Saint-Pantaléon de Gimillan. Après le virage, descendez de quelques mètres puis tournez à gauche pour passer devant l’ancienne école du village, aujourd’hui utilisée comme cafétéria et petite boutique.
C’est ici que commence le sentier de la vallée du Grauson, indiqué par les panneaux jaunes régionaux. Vous trouverez également des panneaux « Tsapelle » près de la fontaine en bois.
Prenez le chemin et suivez les indications du logo Tsapelle de Cogne, en montant le long d’un tronçon du sentier panoramique de Gimillan. Tournez ensuite à gauche pour prendre l’ancien chemin restauré menant à Tarabouque, jusqu’à arriver directement devant la chapelle de saint Bernard.

 

Chapelle de Gimillan

La chapelle de Gimillan remonte au XVIIᵉ siècle. On sait que le 6 juin 1654, deux habitants du village, Antoine et Panthaléon Guichardaz, ont établi un legs pour qu’une messe soit célébrée chaque année en l’honneur de saint Pantaléon, dans cet édifice sacré construit auparavant par leur père, Antoine Guichardaz.
De petite taille, la chapelle fut probablement agrandie à la fin du siècle. En 1693, elle fut interdite par l’évêque d’Aoste, car jugée trop proche des habitations voisines. Suite à cette interdiction, elle fut sans doute reconstruite et agrandie peu après, car en 1700, elle est décrite comme bien bâtie et bien décorée.
En 1819, elle était en très mauvais état et fut fermée au culte en 1826. Restaurée en 1845, une messe y fut instaurée l’année suivante, le 18 octobre, pour invoquer la protection contre les inondations et les glissements de terrain.
Le clocher élevé avec horloge fut construit en 1859, et une nouvelle cloche y fut installée le 27 septembre 1883.
De nouvelles restaurations ont eu lieu en 1925-1926, puis en 1980, avec une réfection complète de la toiture.
La fête de saint Pantaléon, initialement célébrée le 27 juillet, a été déplacée au 1er mai afin de permettre aux employés de la mine voisine de participer à la fête un jour non travaillé. Le 1er mai coïncide également avec la fête de saint Joseph artisan, instituée par le pape Pie XII en 1955, à l’occasion du dixième anniversaire de l’ACLI.

 

Éléments artistiques
La chapelle abrite un autel en bois sculpté, peint et doré datant de 1750. On y trouve les statues de saint Pantaléon, saint Pierre et saint Antoine l’Abbé, avec, dans la niche supérieure du fronton, une statue de la Vierge Marie.
Structuré avec des colonnes torsadées, l’autel se distingue par la richesse rococo de ses sculptures, et peut être attribué aux sculpteurs de la famille Gilardi, originaires de Campertogno dans la région de la Valsesia. Cette famille réalisa également plusieurs autels pour l’église paroissiale et les chapelles de Cogne.

Chapelle de Tarabouque

TARABOUQUE / ALTITUDINE 1832 M. SLM

Dédiée à saint Bernard d’Aoste

Fête patronale : 15 juin

 

Comment s’y rendre
Depuis la chapelle Saint-Bernard à Tarabouque, on profite d’une vue spectaculaire sur le Parc national du Grand Paradis, ses glaciers et son sommet principal. On peut poursuivre par le sentier n°8 en direction de la vallée du Grauson, vers l’oratoire de Réventì et d’autres petits sanctuaires ou chapelles plus récentes.
Chaque année, le dimanche le plus proche de la Fête de la Sainte-Croix (14 septembre), une procession nocturne part de la chapelle de Gimillan, remonte la vallée du Grauson et atteint le sanctuaire de la Vierge de Tout-Pouvoir à Plout, dans la commune de Saint-Marcel. Le parcours n’est pas techniquement difficile, mais long : 23 km, avec 1 135 mètres de dénivelé positif et 1 972 mètres de descente, pour un total d’environ 9 heures de marche.
Depuis quelques années, une version diurne du pèlerinage est également proposée pour ceux qui préfèrent marcher de jour. Baptisée La Grande Traversée, elle a lieu en juillet.

 

Chapelle de Tarabouque

La chapelle a été construite par les habitants du hameau le 27 novembre 1657. À l’origine, il s’agissait d’un petit édifice à plan rectangulaire. Au début du XVIIIᵉ siècle, les procès-verbaux des visites pastorales de l’évêque d’Aoste la décrivent comme toujours en bon état, et en 1762, elle fit l’objet d’un legs important dans le testament de Jean-Ours Bochet.
La poutre faîtière de la façade porte la date gravée 1752. En 1849, la chapelle fut agrandie avec la construction du chœur, légèrement plus étroit, visible à l’arrière.
Entre 1927 et 1928, elle fut restaurée. Des études stratigraphiques sur la façade ont révélé des inscriptions recouvertes par plusieurs couches de chaux. Sous les lettres “NA” de l’inscription de dédicace postérieure figure en particulier la date 1780.
Les meubles originaux du XVIIᵉ siècle comprenaient une toile datée de 1656, représentant saint Antoine et saint Bernard, ainsi qu’une ancienne statue de saint Bernard, aujourd’hui conservée dans l’église paroissiale.
L’autel actuel, en bois peint et doré, semble remonter au XVIIᵉ siècle. Dans la niche centrale, se trouve une statue de saint Bernard, accompagnée des statues de sainte Marguerite et sainte Agathe. Au sommet du fronton (cymatium), une statue de la Vierge entourée de saint Antoine et saint Jean l’Évangéliste.

 

Entre histoire et légende

Une célèbre légende est liée à la chapelle de saint Bernard d’Aoste à Tarabouque.
Chaque printemps, une procession montait jusqu’à la chapelle. Mais le diable s’en amusait : il capturait le dernier fidèle du cortège. Pour le contrer, saint Bernard décida un jour de fermer la marche lui-même. Lorsque le diable s’approcha, le saint lui passa son étole bénie autour du cou : celle-ci se transforma aussitôt en chaîne de fer, et le diable fut précipité dans un abîme.
Une autre histoire, entre légende et réalité sociale, est celle du “Bèquet de Tarabouque”, liée à l’exploitation minière.
En 1854, le gouvernement sarde autorisa l’exploitation du filon de Larsinaz à des industriels étrangers. Le mécontentement grandit parmi les ouvriers locaux, qui dénonçaient le mépris des nouveaux exploitants envers le lieu et la population. Une nuit, les habitants de Cogne montèrent à la mine (à 1 899 m) et incendièrent toutes les luges utilisées pour transporter le minerai.
Depuis Cogne, bien qu’on aperçût les flammes, personne n’intervint. L’entreprise alerta la justice, et des carabiniers et deux compagnies de bersaglieri furent envoyés. L’enquête fut ouverte, mais tous les interrogés déclarèrent que le coupable était… le “Bèquet de Tarabouque”, autrement dit le diable de Tarabouque, en patois local.
Ne comprenant pas le dialecte, les enquêteurs crurent qu’il s’agissait d’un chef de bande. Les soldats firent alors irruption dans la chapelle, pensant y trouver les conspirateurs, mais ne découvrirent que la statue de saint Bernard… et le diable enchaîné à ses pieds.

Pellegrinaggio verso Saint-Marcel,
al Santuario di Plout

Da sempre il vero pellegrinaggio è notturno e si svolge tutti gli anni la seconda domenica di settembre in concomitanza con la Festa di Santa Croce a Saint-Marcel.

Pellegrinaggio notturno di settembre

Non solo i cogneins partecipano al pellegrinaggio, ma dal 2007 si sono aggregati infatti anche dei pellegrini provenienti da Saint-Marcel o altri comuni della Valle d’Aosta.
Per loro il ritrovo è alle 21 al parcheggio dell’area Pocher di Saint-Marcel da dove raggiungono Gimillan in pullman per poi aggregarsi ai cogneins. Il ritrovo per i pellegrini di Cogne è fissato per le 22 alla Cappella di Saint-Pantaléon a Gimillan attrezzati di pila frontale e buona volontà. La camminata durerà tutta la notte con soste al Rifugio Grauson, La Petite Chaux e Chuc e arrivo al Santuario di Plout domenica verso le 9. Giusto il tempo di una colazione all’Antica Rettoria, poi, alle 10,30, è prevista la messa. Il percorso non è tecnicamente impegnativo, ma lungo: i chilometri da percorrere sono 23 con un dislivello di 1.135 metri in salita e 1.972 metri in discesa per un totale di circa 9 ore di cammino. La giornata continuerà poi in festa con un pranzo sociale.

La Grande Traversée, la diurna di luglio

Da qualche anno si propone anche una versione diurna del pellegrinaggio per chi non riesce a camminare tutta la notte e preferisce la luce del giorno: si chiama La Grande Traversée.